Collapsus

D'escaliers en corridors, le dédale que forme nos vies n'est pas toujours apaisant. Ce sont de biens curieux labyrinthes que nous traçons. Le souffle que l'on a, l'être que l'on est... toutes ces "choses" que l'on aimerait fixer et qui nous fuient tout juste.

Les dédales parisiens tracent d'étranges points de fuite. Foisonnement d'errances dans le château des châteaux : ici tout le monde n'est personne. Et c'est dans cette kyrielle que je me serai retrouvé. Dans le trop plein anonyme, j'aurai replongé en moi pour me revisiter. J'aurai émergé pour te découvrir là haut à m'attendre: unique et précieuse... mon plus bel horizon.

Il ne me reste que quelques jours à Paris et je ne sais plus où regarder, où aller. Je veux tout saisir du regard, tout imprimer, tout mémoriser. Je veux chaque souvenir, chaque petit rien. Je veux surtout chacun de tes gestes, chacun de tes regards, chacun de tes sourires. Je te veux à mes côtés pour toujours.

Cependant, comme la rivière aux pieds d'Héraclite, ainsi va le cours des jours... Mon grand amour demeurera sur les rives de la Seine et dévoilera ma blessure. Patiemment, j'attendrai en haut de l'escalier la main émue. Entre toi et moi toutes ces heures, toutes ces bornes. Dans l'épaisseur de la distance, je ne te perdrai jamais de vue et marcherai. Je connais par coeur les chemins qui mènent à toi. Je les emprunte chaque jour.

À bientôt...

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